Maison sur pilotis structure acier bois
Maison suspendue
Habiter ce site, c’était d’abord s’ancrer dans un paysage à couper le souffle : une pente abrupte, en limite de constructibilité, offrant une vue imprenable sur le Beaujolais, les Monts d’Or et, au loin, le Mont Blanc. Le terrain, en forme d’amphithéâtre naturel, est à la fois une crique secrète et une ouverture généreuse sur l’horizon.
Une posture architecturale affirmée
Face à la complexité du site, le projet assume une présence forte, sans chercher à dominer le paysage. La maison s’affiche comme un panorama, s’adaptant aux lignes de crête et aux montagnes environnantes. Sa structure, composée de pieux vissés, d’une charpente métallique et d’une ossature bois, est conçue pour être réversible : un jour, elle pourra être démontée, ses matériaux réemployés, dans une logique de durabilité et de respect du lieu.
Un dialogue entre ouverture et ancrage
Chaque espace de la maison s’ouvre sur le grand paysage, tout en restant relié au site par des cadres visuels qui captent des fragments du village. Cette approche permet de bénéficier d’un ensoleillement optimal et d’une connexion permanente avec l’environnement, entre vastes horizons et détails intimes.
Une intégration paysagère assumée
Le bardage en bois brûlé, traité selon la technique japonaise du shou-sugi-ban, et le bardage à vraie claire-voie, renforcent cette volonté d’inscription dans le site. La maison dialogue avec les grands arbres voisins, soulignant leur présence tout en affirmant sa propre identité. Elle s’intègre comme une pièce supplémentaire du paysage, à la fois visible et en harmonie avec son écrin forestier.
Un projet en évolution
Conçue pour s’adapter, la maison laisse la possibilité d’aménager l’espace sous-jacent : une cuisine d’été, des plantations favorisant un rafraîchissement naturel, et une maintenance pensée pour préserver cet équilibre entre architecture et nature.
Maison HDF
Cette maison des années 1960, de type plan Favier, se composait à l’origine d’un sous-sol et d’un étage. Le défi était de valoriser une zone végétalisée sans agrandir inutilement, tout en transformant un garage en espace habitable.
Une réinvention structurelle
Pour rendre habitable le rez-de-chaussée, une nouvelle dalle a été créée après un rabaissement et une reprise en sous-œuvre des fondations. Cette intervention majeure a permis d’aménager des chambres, des salles de bain et une salle de jeu, tout en conservant une petite partie dédiée au garage. Les ouvertures ont été restructurées pour s’adapter à cette nouvelle configuration.
Un équilibre entre héritage et contemporanéité
À l’étage, la charpente existante, jugée intéressante, a été isolée sous rampant pour optimiser le volume de la pièce de vie. La terrasse, déjà bien orientée vers le paysage, a été préservée pour son agrément. Avec les clients, nous avons repensé la transversalité entre la rue et le jardin, en créant une pièce de vie ouverte et en conservant un redent pour intégrer la cuisine. Une passerelle a été ajoutée pour fluidifier l’accès au jardin et renforcer le lien avec l’extérieur.
Une performance thermique et écologique
La maison, semi-enterrée, bénéficie d’une excellente inertie thermique. Pour renforcer cette performance, nous avons privilégié des matériaux bio-sourcés : biofibre et laines de bois. L’objectif était de préserver l’esprit originel de la maison, tout en modernisant son usage.
Un respect de l’histoire et du fonctionnel
Les nouvelles fenêtres, avec leurs linteaux cintrés, s’intègrent harmonieusement à l’architecture existante, tout en améliorant les performances énergétiques. Ce projet illustre une rénovation respectueuse, où chaque choix technique allie confort contemporain et valorisation du patrimoine bâti.